<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7866605025651081839</id><updated>2012-02-16T07:39:49.800+01:00</updated><category term='loi'/><category term='nucléaire'/><category term='conseils'/><category term='paris'/><category term='urbain'/><category term='indemnisation'/><category term='mururoa'/><category term='polynésie'/><category term='scooter'/><category term='mode d&apos;emploi'/><category term='humour'/><category term='essai'/><category term='danger'/><category term='sahara'/><title type='text'>Enfant de tierce culture  (third culture kid)</title><subtitle type='html'>Visions du monde d'un bloggeur ayant passé sa jeunesse dans divers pays à mille lieues du sien</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://culturetierce.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7866605025651081839/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://culturetierce.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Jack 'El Oso'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18342873971423306861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGljI8dxaI/AAAAAAAAAAg/xAdXeu1-YI0/S220/jack_repdom.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>5</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7866605025651081839.post-7037378052982513301</id><published>2010-01-04T15:33:00.015+01:00</published><updated>2010-01-04T18:28:35.332+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humour'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mode d&apos;emploi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='danger'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='conseils'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='scooter'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='urbain'/><title type='text'>Mode d'emploi du scooter en milieu urbain parisien</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Avertissement: l'auteur dégage par avance sa responsabilité concernant un quelconque préjudice, physique, moral ou pécuniaire, au profit du Trésor Public de notre beau pays ou d'un tiers, ou encore relatif au retrait du permis de conduire, subi par le lecteur de ce billet du fait de l'application des recommandations émises ci-après.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà six mois que je pratique le scooter à Paris et dans sa pittoresque banlieue. Si l'on m'avait dit il y a de cela quelques années qu'un jour, on me verrait zigzaguer entre les voitures sur l'un de ces engins pétardants dans une tenue de cosmonaute du côté obscur destinée autant à me protéger des intempéries que d'éventuels chocs, "on" m'aurait sans nul doute vu lui rire au nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.scooter-station.com/ttesimages/scooters/comparo/comparo_scooters125_acpz.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 500px; height: 309px;" src="http://www.scooter-station.com/ttesimages/scooters/comparo/comparo_scooters125_acpz.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que s'est-il passé pour que je change d'avis sur la question ? C'est simple: 2 ans de RER. La RATP m'a tuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, chers lecteurs, il m'a fallu deux ans à peine pour préférer braver le froid, la pluie, la chaussée glissante, les automobilistes furibonds et les autres deux-roues écervelés, et risquer plusieurs fois par jour de me faire écrabouiller entre un camion qui s'en fout et un utilitaire distrait, faucher par un automobiliste trop occupé à répondre à un SMS et/ou à allumer sa clope pour regarder dans son rétro' avant de changer de file, ou tout simplement me retrouver dans le décor suite à une rafale de vent latérale sur le Périph', plutôt que de subir au quotidien ce transport de bestiaux payant, dans des trains délabrés, dépourvus d'aération et d'humanité, et qui plus est, d'une régularité réduite à néant par les grèves à répétition, les incidents techniques, les problèmes de signalisation, ou encore par des malaises ou suicides de congénères n'ayant pas eu la force de passer au scooter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si toi aussi, lecteur, tu n'es plus très loin de te jeter sous un train pour mettre fin à cet enfer quotidien, prend ton chéquier ou ta carte bleue, et suis moi jusqu'à l'Avenue de la Grande Armée, qui est au conducteur de deux roues ce que la rue Victor Massé est au guitariste, ce que la rue Mongallet est à l'informaticien, ou ce que le Moulin Rouge est au touriste américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, attachons-nous à démystifier cet engin qu'est le scooter. Déjà, ce n'est pas une moto. D'ailleurs, ne vous hasardez pas à vous qualifier de "motard" une fois dessus, les gars en moto savent bien que nous n'appartenons pas au même monde. Le seul rapport du scooter avec une moto, c'est que ça a deux roues et un guidon, et que vous devez porter un casque, comme les motards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ces détails près, tout le reste diffère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, pour conduire une moto, il faut passer le permis moto (sauf pour une moins de 125cm3, mais bon, c'est pas une vraie moto, donc ça compte pas). Le scooter, si vous avez un permis B, comme par magie, vous savez le conduire dès lors qu'il fait moins de 125cm3. Oui, c'est magique, vous savez déjà, vraiment, ce pas la peine d'apprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, les commandes, c'est simple: pour accélérer, tournez la poignée de droite comme si vous essoriez une serpillère; pour freiner, appuyez sur les poignées des freins, qui sont également sur le guidon (pratique, non ?). Sur un scooter, vous êtes assis comme sur une cuvette de WC. Pas de trucs compliqués à manier avec les pieds comme sur une moto. Les vitesses se passent toutes seules. Enfin, dernière différence de taille avec une moto: pendant que les motards se font ch... avec des sacs à dos, sous la selle du scooter, il y a un coffre, dans lequel vous pouvez mettre votre antivol, votre casque, vos gants, voire votre ordinateur portable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.motorush.ch/UserFiles/Image/lead-110-coffre%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 480px; height: 302px;" src="http://www.motorush.ch/UserFiles/Image/lead-110-coffre%5B1%5D.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce stade, vous pouvez déjà partir faire un tour avec votre scooter. Au bout d'une petite heure, si vous êtes toujours en vie, vous pouvez passer à la suite de l'apprentissage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La règle d'or du scooteriste en apprentissage est: "fais comme les autres". Regardez ce que font les autres conducteurs de scooter, et faites pareil. Toutefois, afin de vous faciliter la tâche, voici, dans les grandes lignes, les règles à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Les lignes continues, ça ne vous concerne pas. Vous pouvez dépasser n'importe quel autre véhicule, n'importe où, par la droite, par la gauche, par le haut, par le bas, on s'en fout. Vous êtes en scooter, votre place, c'est &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;devant&lt;/span&gt;. Seul souci: il y a parfois des voitures qui arrivent dans l'autre sens, faites gaffe quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Les feux rouges, il vaut généralement mieux s'y arrêter, sauf tard le soir, ou alors s'il fait trop froid et que votre visière s'embue à l'arrêt. Regardez quand même si rien n'arrive à droite ou à gauche si vous passez au rouge. Vous pouvez également démarrer dès que l'autre feu est passé au rouge, pas la peine d'attendre que le votre soit passé au vert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Les pistes cyclables, c'est un excellent moyen de contourner la circulation trop dense sur certains boulevards. Vérifiez quand même qu'il n'y a pas un vélo en travers, si c'est une piste cyclable protégée, une fois qu'on est derrière, on est obligé de continuer à la vitesse des mollets du cycliste, cet emmerdeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) Les couloirs de bus, c'est kif-kif. Vous pouvez les emprunter quand vous voulez, mais là encore, attention de ne pas vous retrouver coincé derrière un bus en train de charger ou décharger du bétail; là aussi, c'est particulièrement emmerdant dans les couloirs de bus protégés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5) Les trottoirs ont été créés avec un double objectif: pour vous servir de parking, afin de pouvoir vous garer n'importe où, n'importe quand, et pour servir d'itinéraire bis aux scooters lorsque la chaussée est tellement encombrée que vous n'arrivez plus à vous faufiler entre les voitures. Un inconvénient majeur des trottoirs est que vous devez vous attendre à devoir les partager avec des piétons, ou pire, avec des poussettes. Pour ne pas trop énerver ces co-usagers d'une lenteur effroyable, lorsque vous en croisez, ralentissez l'allure et faites mine que vous êtes en train de vous garer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6) Une règle fondamentale: les caisseux (nouveau nom que vous emploierez désormais pour les automobilistes) doivent se pousser afin de vous laisser doubler. Pour leur rappeler cette règle, n'hésitez pas à klaxonner à leur approche ou à leur faire de grands gestes énervés une fois que vous les aurez dépassés; pour les récalcitrants, un coup de pied dans le rétro est également très efficace. De quel côté doivent-ils se pousser ? A gauche, lorsque vous les doublez par la droite, et à droite, lorsque vous les doublez par la gauche. Il existe un vide juridique concernant le cas où un caisseux se fait doubler simultanément par deux scooters à droite &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;et&lt;/span&gt; à gauche, néanmoins, dans la pratique, vous verrez que la règle ad-hoc sera fonction du hasard, de la direction du vent, et du scooter qui roule le plus vite ou qui klaxonne le plus fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7) Le Périph' est un lieu régi par des règles particulières. Déjà, il existe une cinquième file (ou une quatrième, aux endroits où le périph en a 3), invisible et non marquée au sol, située entre la file de gauche et la file suivante. Cette file vous est réservée, et les automobilistes n'ont pas le droit de la traverser devant vous. Si l'un d'eux a l'outrecuidance de le faire, alors même que vous êtes tellement loin qu'il vous voit à peine dans son rétro, n'hésitez pas à l'insulter copieusement en passant, voire à lui mettre un coup de pied dans le rétro comme indiqué plus haut. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le Périph, la vitesse est limitée à 80km/h, sauf pour les deux-roues, qui peuvent rouler à la vitesse qu'ils veulent. Il est néanmoins recommandé de réduire sa vitesse lorsque les caisseux sont à l'arrêt, ne serait-ce pour qu'ils aient le temps d'entendre vos insultes lorsque l'un deux aura osé traverser &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;votre &lt;/span&gt;file.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nombreux automobilistes ignorant la règle de la 5e file rendent votre parcours plus dangereux; il existe cependant une parade, consistant à vous coller derrière l'un des nombreux convois de deux-roues passant aux heures de pointe, et menées par un conducteur plus téméraire que les autres (souvent un motard, d'ailleurs), qui accepte le risque de mourir fauché par un caisseux inconscient déboitant devant lui sans clignotant afin de faire arriver tous ses petits camarades roulant derrière lui plus tôt à leur bureau ou chez eux, en fonction de l'heure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8) L'un des jeux favoris des scooteristes consiste à remonter les files de voitures en empruntant le couloir de bus ou la file allant dans l'autre sens, à arriver au feu rouge, et à se planter en sifflotant devant les caisseux qui ont poireauté 10mn pour arriver jusque là depuis le feu suivant. Vous vous retournez l'espace d'un instant, et vous lisez la haine dans leur yeux. Au démarrage, ils vont essayer de vous griller, mais peine perdue, seuls ceux ayant de grosses cylindrées y arriveront... tout ça pour vous voir repasser devant eux et griller à nouveau tout le monde au prochain feu. Le scooter, c'est jouissif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9) Le feu rouge est également un haut lieu de la vie du conducteur de deux-roues. Une fois à l'arrêt, faites vrombir plusieurs fois votre moteur, et comparez-le au vrombissement de celui des autres deux-roues arrêtés au même endroit. Regardez les autres conducteurs, leur machine, examinez leur casque, leur gants, leurs accessoires, hop, le feu est déjà passé au vert. Là, le jeu consiste à démarrer le plus vite possible et à arriver au feu suivant avant les autres, où le jeu recommence. Bien sûr, c'est souvent le T-Max qui gagne, à moins qu'un motard ne fasse partie de la compétition, ce qui suffit généralement pour mettre tout le monde hors-course. Consolez-vous en vous disant que le T-max est le scooter le plus volé, et que son propriétaire ne dort certainement pas tranquille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10) Il est totalement inutile de vous encombrer des mêmes accessoires de protection que les motards. A quoi bon, puisque l'on sait bien qu'il est très rare d'avoir un accident en scooter, et que même lorsque cela arrive, tomber en scooter ça ne fait pas mal. Ainsi, pas la peine de mettre des gants, ni un blouson renforcé, ni un pantalon non-abrasif, et encore moins des chaussures renforcées. Quant au casque, un demi-jet sans visière suffit largement: c'est connu, les rares fois où l'on tombe en scooter, on ne tombe jamais sur le menton ou sur le visage, une protection du reste de la tête suffit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, j'allais oublier, inutile d'attacher la sangle du casque, hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Bon allez, juste une ligne sérieuse dans ce billet: ne faites &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;surtout pas &lt;/span&gt;comme les autres, protégez-vous, faites gaffe, partez du postulat que vous êtes invisible pour tous les autres usagers de la route, et vous survivrez peut-être. Bonne route !&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7866605025651081839-7037378052982513301?l=culturetierce.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://culturetierce.blogspot.com/feeds/7037378052982513301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://culturetierce.blogspot.com/2010/01/mode-demploi-du-scooter-en-milieu.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7866605025651081839/posts/default/7037378052982513301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7866605025651081839/posts/default/7037378052982513301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://culturetierce.blogspot.com/2010/01/mode-demploi-du-scooter-en-milieu.html' title='Mode d&apos;emploi du scooter en milieu urbain parisien'/><author><name>Jack 'El Oso'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18342873971423306861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGljI8dxaI/AAAAAAAAAAg/xAdXeu1-YI0/S220/jack_repdom.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7866605025651081839.post-3784886302263781090</id><published>2009-12-23T06:28:00.007+01:00</published><updated>2009-12-23T07:14:26.706+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polynésie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nucléaire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mururoa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='essai'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='loi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sahara'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='indemnisation'/><title type='text'>Les irradiés reviennent de loin...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGuhDkZnrI/AAAAAAAAABI/DYs79R8Cwps/s1600-h/essai.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 180px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGuhDkZnrI/AAAAAAAAABI/DYs79R8Cwps/s320/essai.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5418303709620313778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Essai nucléaire à l'air libre dans l'atoll de Mururoa, Polynésie Française, 1971.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;50 ans. Il aura fallu attendre 50 ans après le premier des 210 essais nucléaires français réalisés dans le Sahara, puis en Polynésie Française, pour que le parlement de notre beau pays adopte un projet de loi sur la reconnaissance et l'indemnisation des victimes des essais nucléaires conduits par la France entre 1960 et 1996.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et avant ? Avant, c'était une longue bataille judiciaire qui attendait les victimes, dans laquelle la charge de la preuve leur incombait. En d'autres termes, il fallait non seulement qu'elles démontrent qu'elles se trouvaient dans la zone concernée par l'essai nucléaire, mais également que leurs pathologies étaient directement liées à ces essais, avec bataille d'experts et de contre-experts en perspective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'est-ce pas énorme ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a pire: cette loi a principalement pour raison d'être plusieurs décisions judiciaires rendues en faveur de militaires français malades ou décédés des suites de leur irradiation. Permettez-moi de m'interroger sur ce qu'il en aurait été s'il s'agissait uniquement des populations locales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c'est bien là, l'idée sous-jacente qui me met littéralement hors de moi: qu'en serait-il si ces essais nucléaires avaient été réalisés, disons, en Corse ? Ou quelque part au large, en Méditerranée ? Pensez-vous vraiment que l'on aurait attendu 50 ans avant de reconnaitre la responsabilité de la France et d'indemniser les victimes ? Non ? Alors pourquoi a-t-on attendu aussi longtemps ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais vous le dire, et pour cela, je vais devoir m'affranchir un instant des limites du politiquement correct: la vérité, c'est que s'il s'agissait d'une poignée de bédouins et de leurs chameaux, ou de quelques polynésiens en train de griller leur cochon sous leur cocotier, eh bien on n'en avait rien à secouer, qu'ils soient irradiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est belle, notre République, non ? Il y a des jours comme ça, où être citoyen du monde, c'est pas plus mal...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7866605025651081839-3784886302263781090?l=culturetierce.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://culturetierce.blogspot.com/feeds/3784886302263781090/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://culturetierce.blogspot.com/2009/12/les-irradies-reviennent-de-loin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7866605025651081839/posts/default/3784886302263781090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7866605025651081839/posts/default/3784886302263781090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://culturetierce.blogspot.com/2009/12/les-irradies-reviennent-de-loin.html' title='Les irradiés reviennent de loin...'/><author><name>Jack 'El Oso'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18342873971423306861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGljI8dxaI/AAAAAAAAAAg/xAdXeu1-YI0/S220/jack_repdom.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGuhDkZnrI/AAAAAAAAABI/DYs79R8Cwps/s72-c/essai.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7866605025651081839.post-1754064624396776491</id><published>2009-12-23T06:09:00.002+01:00</published><updated>2009-12-23T06:18:03.454+01:00</updated><title type='text'>La théorie du parapluie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGn0_m7e-I/AAAAAAAAABA/fhrLLdWnzSg/s1600-h/parapluie.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 184px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGn0_m7e-I/AAAAAAAAABA/fhrLLdWnzSg/s200/parapluie.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5418296355573169122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quelques années de séjour à Paris m'ont persuadé d'une chose: le parapluie n'est absolument pas l'objet que l'on croit. En effet, la plupart des gens définiraient sans doute un parapluie comme un objet fait de toile et d'aluminium, avec un manche en bois ou en plastique, qui une fois déplié, sert à protéger son propriétaire de la pluie qui tombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faux, archifaux ! On vous a menti !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le parapluie est en réalité un objet fait de toile et d'aluminium, avec un manche en bois ou en plastique, qui par une opération qui relève de la magie noire, empêche la pluie de tomber lorsque vous l'emportez avec vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, lorsque vous l'oubliez chez vous, voire même au bureau pendant l'heure du déjeuner, vous êtes certains de vous prendre une tempête tropicale dans la g…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, le parapluie, comme tout objet magique, est capricieux: il prend un malin plaisir à se glisser dans tout un tas de coins et recoins où vous avez toutes les chances de l'oublier, et bien entendu vous ne remarquez votre oubli qu'au moment de sortir du métro, alors qu'a lieu la tempête tropicale dont je vous parlais plus haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Mali, ils ont des gri-gri. Nous, on a des parapluies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je pense à tous ces pays du Sahel dont les agriculteurs attendent la pluie pendant parfois des années… il me prend des envies de justice sociale: oui, je leur donnerais bien une bonne moitié de la pluie que l'on se prend dans la figure toute l'année en nos latitudes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, pas plus de la moitié, sinon nos agriculteurs à nous vont encore bloquer les routes, retourner les camions de fraises espagnoles et déverser du fumier devant les préfectures…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde in France&lt;br /&gt;Jacques Dutronc&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7866605025651081839-1754064624396776491?l=culturetierce.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://culturetierce.blogspot.com/feeds/1754064624396776491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://culturetierce.blogspot.com/2009/12/la-theorie-du-parapluie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7866605025651081839/posts/default/1754064624396776491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7866605025651081839/posts/default/1754064624396776491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://culturetierce.blogspot.com/2009/12/la-theorie-du-parapluie.html' title='La théorie du parapluie'/><author><name>Jack 'El Oso'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18342873971423306861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGljI8dxaI/AAAAAAAAAAg/xAdXeu1-YI0/S220/jack_repdom.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGn0_m7e-I/AAAAAAAAABA/fhrLLdWnzSg/s72-c/parapluie.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7866605025651081839.post-6772762618634642980</id><published>2009-12-23T05:55:00.002+01:00</published><updated>2009-12-23T05:57:18.874+01:00</updated><title type='text'>Afrique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGjG2nqZPI/AAAAAAAAAAU/lS44CBLFh8o/s1600-h/afrique.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGjG2nqZPI/AAAAAAAAAAU/lS44CBLFh8o/s320/afrique.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5418291164839830770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Douze ans après, tu me hantes encore. Douze longues années sans que je ne t'aie revue…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent, je rêve de toi, de tes lacs étincelants sous le soleil, de tes collines, des deltas de tes fleuves fondus dans la verdure des feuilles de bananiers, de la moiteur de tes saisons des pluies, de la fraîcheur de tes aubes en saison sèche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me vois souvent dans un avion, collé au hublot, scrutant le tapis de nuages, immense troupeau de moutons teints en orange fluo par le soleil levant. L'avion descend, il plonge dans cette mer laiteuse, et enfin j'aperçois ton corps de verdure, parcouru par endroits de veines de latérite. Je distingue tes pistes, tes fleuves qui serpentent, rouges comme ta terre, les toits de tôle ondulée de tes cases, la fumée qui s'élève de tes villages, tes bananeraies, tes collines… mon cœur bat la chamade, et moi, oui, moi petit blanc né à des milliers de kilomètres de là, je sens m'envahir cette indicible sensation d'apaisement que l'on ressent lorsque l'on rentre enfin chez soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, chez moi, tu es le seul endroit au monde où je me sentais chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ferme les yeux, et je revois le lac défiler par la vitre de la voiture, tes femmes en pagne qui portent de l'eau, tes bicyclettes chargées de régimes de bananes, tes cases en terre séchée dont la structure en bois est mise à nu du côté où l'eau s'abat le plus souvent avec violence pendant la saison des pluies. J'entends la pluie marteler tes toits de tôle ondulée, annonçant son arrivée à quelques centaines de mètres à la ronde avec une dizaine de secondes d'avance, juste le temps de trouver un abri en attendant que cela passe. J'entends le bruit strident de tes cigales, criquets et autres insectes inconnus accompagnant le soleil qui se cache derrière les montagnes du Zaïre, embrasant le ciel et teintant les nuages d'une multitude de couleurs allant du rose bonbon au violet foncé en passant par l'orange et rouge sang. Puis la nuit noire s'installe, ne laissant que quelques ténues lumières qui scintillent, telles des lucioles, de l'autre côté du lac. Derrière moi, les mille lumières de la ville escaladent les collines, s'atténuant progressivement pour ne laisser là haut que celles du Collège du St Esprit, juste en dessous d'un plafond d'étoiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit est fraîche, à la différence de celles de Bangui ou de Yaoundé, où la moiteur de la nuit rime avec le ron-ron du climatiseur. J'ai dormi tellement d'années avec ce bruit de fond, que l'été, en Europe, je peinais à m'endormir les premiers jours, perturbé par son absence autant que par la lumière du jour qui se prolongeait jusqu'à une heure incongrue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez toi, la nuit tombe à 18h toute l'année. La pluie aussi, bien souvent, tombe tous les jours à la même heure, et vient toujours du même côté. Les heures sont plus longues, on a toujours le temps devant soi. La vie coule, paisiblement, tel un fleuve aux eaux troubles qui serpente à travers la brousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca doit te faire drôle que je te parle ainsi, après toutes ces années de silence. J'aurais pu te rendre visite, oui, bien sûr, dans un de ces nombreux charters remplis de touristes en manque de soleil. Mais je n'ai jamais réussi de me faire à l'idée de fouler à nouveau ta terre pour ne passer que quelques jours dans un village de vacances rempli de blancs, barricadé derrière des murs garnis de fers barbelés et de tessons de bouteilles. Et puis là où je voudrais le plus retourner, des ruisseaux de sang coulent depuis des années. Tous ceux que je connaissais sont partis, ils t'ont tous quittée pour trouver un abri sous des cieux moins agités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, j'allume mon téléviseur et je te vois, au détour d'un journal télévisé, la plupart du temps sous tes aspects les plus misérables et les plus violents. Pourtant, je sens que tu n'as pas beaucoup changé. Je ferme les yeux, et je sens encore tes odeurs de terre humide et de fumée. Je te reconnais parfois ici, dans la démarche d'une femme enveloppée d'un pagne dans les rues hostiles de la métropole, dans les intonations d'une conversation en Lingala ou en Bambara dans le métro, dans le rire des enfants des cités de béton qui entourent cette ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ce monde est bizarre. J'ai vu la joie jaillir un peu partout, même dans les plus pauvres de tes quartiers populaires. Ici, dans un confort matériel que nous envie la terre entière, la plupart des gens sont malheureux. Et moi avec eux, si loin de toi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7866605025651081839-6772762618634642980?l=culturetierce.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://culturetierce.blogspot.com/feeds/6772762618634642980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://culturetierce.blogspot.com/2009/12/douze-ans-apres-tu-me-hantes-encore.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7866605025651081839/posts/default/6772762618634642980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7866605025651081839/posts/default/6772762618634642980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://culturetierce.blogspot.com/2009/12/douze-ans-apres-tu-me-hantes-encore.html' title='Afrique'/><author><name>Jack 'El Oso'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18342873971423306861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGljI8dxaI/AAAAAAAAAAg/xAdXeu1-YI0/S220/jack_repdom.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGjG2nqZPI/AAAAAAAAAAU/lS44CBLFh8o/s72-c/afrique.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7866605025651081839.post-4833887408340280178</id><published>2009-12-23T05:40:00.003+01:00</published><updated>2009-12-23T05:45:44.875+01:00</updated><title type='text'>TCK (Third Culture Kid) - quelques explications</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGf58pdtJI/AAAAAAAAAAM/RmmMv9rbcUo/s1600-h/thirdculturekidsnewed_200_detail.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 175px; height: 263px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGf58pdtJI/AAAAAAAAAAM/RmmMv9rbcUo/s400/thirdculturekidsnewed_200_detail.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5418287644584817810" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tissi... quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TCK. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Third Culture Kid&lt;/span&gt;, ou "enfant de culture tierce", dans la langue de Shakespeare. Egalement appelés &lt;span style="font-style:italic;"&gt;global nomads&lt;/span&gt;, parfois traduit en français par "enfants en itinérence géographique".&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette expression, inventée par la sociologue américaine Ruth Hill Useem dans les années 50, désigne les individus ayant passé une partie significative de leur enfance et/ou de leur adolescence dans un ou plusieurs pays autre(s) que celui de leurs parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conséquences sont diverses et varient largement en fonction de l'histoire de chacun et de sa personnalité, mais de manière générale, les TCKs ont en commun un retour dans leur pays (où ils n'ont parfois jamais réellement vécu) parfois problématique, un sentiment de décalage constant avec l'ensemble de la population de leur pays d'origine et/ou de résidence, l'incapacité à répondre à la question "d'où es-tu ?" en une seule phrase, et une certaine difficulté à rester au même endroit plus de quelques années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les TCKs parlent également souvent plusieurs langues, ont de grandes capacités d'adaptation et de compréhension d'autrui, y compris lorsque cet autrui provient d'autres cultures. Ils ont la capacité à se sentir très vite à l'aise quel que soit le lieu où ils s'installent, sans jamais se sentir complètement chez eux où que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont des déracinés chroniques, des caméléons sociaux et linguistiques. Certains embrassent une carrière internationale, d'autres deviennent linguistes, d'autres encore changent de métier tous les deux ou trois ans. Certains ne trouvent jamais leur place et finissent mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis moi-même un TCK absolu. Né en Pologne, où j'ai vécu jusqu'à l'âge de 5 ans, j'ai vécu successivement en France, en Algérie, au Cameroun, en Côte d'Ivoire, en République Centrafricaine, au Burundi, à nouveau en France, en Angleterre, en Espagne, pour finalement m'établir en France, après une tentative d'expatriation de 6 mois à Londres qui n'a pas abouti. Je ne parle que des pays où j'ai vécu, pas de mes autres voyages, qui ne sont pas pertinents pour le sujet qui nous occupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France est mon &lt;span style="font-style:italic;"&gt;passport country&lt;/span&gt;, mon pays de citoyenneté. Je ne me sens pas Français pour autant. Je me sens tout au plus francophone. La Pologne est mon pays d'origine, mais il m'est largement étranger. J'en parle péniblement la langue, j'aime sa cuisine, et ça s'arrête là. Je n'ai pas de "chez moi". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez moi, c'est là où j'habite maintenant. Demain, ça peut être ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas toujours facile à vivre. Ca l'a été encore moins quand j'étais plus jeune. On s'y fait. On finit par camoufler sa différence. A la question "tu es d'où ?", on botte en touche. De toute façon, la plupart des gens ne veulent pas savoir d'où vous venez, ils veulent juste vous mettre dans une case. Quand on est ado, c'est pire: quand on essaye de répondre sincèrement à LA question, on passe limite pour un mytho'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fac, j'ai principalement sympathisé avec des gens originaires d'autres pays. Eux au moins avaient un "chez eux" qui leur manquait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas moi. Je n'avais que des souvenirs de terre rouge, d'odeurs de fumée, d'orages tropicaux, de végétation dense, de ron-ron de climatiseur la nuit, de couchers de soleil sur les collines de l'autre côté de l'Oubangui, ou sur les montagnes de l'autre rive du lac Tanganiyika. Des filles en pagne qui portent des corbeilles d'ananas sur leurs têtes sur les plages de Grand Bassam, des zébus qui traversent les routes et bloquent la circulation, des vélos chargés de régimes de bananes qui dévalent des routes de montagne, des sources chaudes perdues entre les collines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un "chez moi" imaginaire, un lieu dont je rêve parfois, qui se mélange souvent avec d'autres lieux, d'autres villes, où des gens de diverses couleurs et nationalités me parlent dans des langues qu'ils ne sont pas censés connaître. Une espèce de paradis perdu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7866605025651081839-4833887408340280178?l=culturetierce.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://culturetierce.blogspot.com/feeds/4833887408340280178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://culturetierce.blogspot.com/2009/12/tck-third-culture-kid-quelques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7866605025651081839/posts/default/4833887408340280178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7866605025651081839/posts/default/4833887408340280178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://culturetierce.blogspot.com/2009/12/tck-third-culture-kid-quelques.html' title='TCK (Third Culture Kid) - quelques explications'/><author><name>Jack 'El Oso'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18342873971423306861</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGljI8dxaI/AAAAAAAAAAg/xAdXeu1-YI0/S220/jack_repdom.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_mRUavkOrenA/SzGf58pdtJI/AAAAAAAAAAM/RmmMv9rbcUo/s72-c/thirdculturekidsnewed_200_detail.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
